dimanche 24 février 2008

marre.....................


Voilà j'arrive a un raz le bol total,je me casse le cul et on me remercie comment???
J'en peux plus de passer pour la méchante,alors que je dois être a peu prés aussi méchante que blanche neige!!!
Je pense que je vais me casser loin d'ici(du moins mon esprit) et me murer un peu plus dans mon silence comme cela je n'emmerderais plus personne!!!

samedi 23 février 2008

mon silence...........mon amour.................mon coeur......


Mon cœur était en mille morceaux quand j'ai fait sa connaissance,
Petit a petit il a su recoller les morceaux mais mon cœur était encore fragile,
Son amour pour moi m'a beaucoup aider mais il me manquait peut être un peu d'attention,
J'ai décider de me murer dans le silence,et d'intérioriser ma souffrance.
Mais es ce que c'est la bonne solution???
Peut être un jour j'arriverais a extérioriser tout se mal qui me ronge a l'intérieur,mais je pense qu'il me faudra du temps et de l'attention.
Je t'AIME Victor,et je ne peux même pas penser un instant a ce que serait ma vie sans toi!!!
On a besoin l'un de l'autre.

samedi 16 février 2008

compatibilite amoureuse arabe

Femme Hache — Homme Poignard arabe(Celine et Victor)

# Cette union devrait bénéficier de bonnes chances de réussite, car il existe beaucoup plus de points de convergences que de différences entre les partenaires. Ceux-ci devraient s'entendre sans grande difficulté, étant donné qu'ils ressentent beaucoup de choses de la même façon. Cependant, rien n'est définitivement acquis d'avance entre ce romanesque et ce romantique : leur harmonie demeure toujours menacée. L'homme Poignard arabe attendra de la Hache une force que celle-ci n'a pas ; et la femme n'aura pas de prise sur son compagnon !

# S'ils n'y prennent pas garde, leur couple peut au bout d'un moment sombrer dans une espèce de routine un peu triste ; et alors, malgré l'intensité des sentiments des premiers temps, la flamme risque de mourir lentement mais sûrement. C'est une éventualité que le bon sens et la volonté des partenaires s'efforceront toutefois de prévenir. D'autre part, les parties n'arrivent à s'en sortir que si elles ont les pieds mieux posés sur terre, car trop de sentimentalité peut détruire un couple.

# Ces partenaires sont tous deux très sensibles, affectueux et sentimentaux, capables de donner complètement leur coeur. Mais la femme Hache est plutôt tournée sur l'extérieur, alors que son compagnon est complètement introverti. Il devra en conséquence faire des efforts pour s'ouvrir aux autres, ou au moins pour éviter d'emprisonner sa compagne au sein d'un couple trop étroit ou trop fermé.

# Ils seront sentimentalement très proches l'un de l'autre, car la femme, douce, féminine et aimante, donnera tout le meilleur d'elle-même à son compagnon. Quant à ce dernier, sensible et romantique, il sera complètement subjugué par les qualités de coeur de l'autre et, à son tour, saura répondre avec tendresse à son besoin d'amour.

la belle et la béte


http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftexS.html

le 14 fevrier


Il y a deux jours on fétait la saint valentin,mais connaissez vous l'origine de cette féte qui aujourd hui est plus commerciale qu autre chose.

Alors voici une petite page d'histoire:

L'origine de la fête de la Saint-Valentin est assez mal connue. Il semblerait cependant qu'elle remonte à l'Antiquité.

Saint-Valentin, avant d'être saint, était un prêtre romain du nom de Valentin vivant sous le règne de l'Empereur Claude II (IIIème S.apr-JC). A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. Claude II, également surnommé Claude le Cruel, ayant des difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida d'interdire le mariage pensant que la raison pour laquelle les romains refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers respectifs. Malgré les ordres de l'Empereur, Saint-Valentin continua pourtant de célébrer des mariages. Lorsque Claude II apprit l'existence de ces mariages secrets, il fit emprisonner Valentin. C'est pendant son séjour en prison que Valentin fit la connaissance de la fille de son geôlier, une jeune fille aveugle à qui, dit-on, il redonna la vue et adressa une lettre, avant d'être décapité, signé " Ton Valentin ".

Ce n'est que plusieurs siècles après, une fois l'Empire romain déchu, qu'il fut canonisé en l'honneur de son sacrifice pour l'amour. Cette époque est en effet celle où une vaste entreprise de transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes est menée par l'Eglise Catholique.


La Saint-Valentin fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne (Lupercalia) à l'occasion du Jour de la fertilité, dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain.
En effet, cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité, dont le plus marquant était la course des Luperques, au cours de laquelle des hommes à moitié nus poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d'être fécondes et d'avoir une grossesse heureuse.
On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année.

Voilà qui n'était pas pour plaire aux Saints Pères de l'Eglise primitive qui instaurèrent donc une fête particulière en l'honneur de Saint-Valentin, mort le 14 février 268, ou 270, selon les versions.

Une autre origine de la Saint-Valentin, enfin, remonte au Moyen-Age. On dit en effet qu'à cette époque une croyance se répandit en France et en Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14 février et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse. C'est ainsi que depuis, à la Saint Valentin, chaque Valentin cherche sa Valentine pour mieux roucouler au printemps.

mercredi 13 février 2008

compatibilite amoureuse chinoise



COMPATIBILITE CHINOISE

Chat(Lapin - Lievre de Bois) &
Chien
(Celine) & (Victor)

Cette union n'est pas toujours simple mais peut etre une union solide et heureuse. Vous trouvez le Chien à la fois interessant et mysterieux. Et vous appreciez particulierement la maniere dont le Chien est attentionné avec vous. Surtout, vous etes sur la méme longueur d'ondes sur le plan physique et sexuel. Vous n'aimez pas vraiment la confrontation et vous recherchez souvent le compromis meme avec un partenaire un peu "caracteriel". Sur le plan financier, il est parfois difficile de ne pas tomber dans le rouge!

vendredi 8 février 2008

il y a onze ans et un jour..................

http://www.clipzik.com/teri-moise/je-serai-la.html

Je donnais la vie pour la premiére fois..........
le 7 fevrier 1997 a 17h05 apres plusieurs jours passés a la maternité,je donnais naissance a mon premier enfant "Thomas".
Mon grand garçon je t'Aime et comme dis la chanson ,"j'ai decouvert qui je suis, tout a changer le jour ou je t'ai donné la vie..........je serais là...........pour toi..........."
Ta Maman!

etrangers????

ton christ est juif, ta voiture est japonaise, et ton couscous est algerien, ta démocratie est grecque, ton café est brésilien, ta montre est suisse,ta chemise est indienne,ta radio est chinoise, tes vacances sont turques, tunisiennes ou marocaines ,ton chiffre est arabe, ton écriture est latine et... TU REPROCHE A TON VOISIN D ETRE UN ETRANGER?

vendredi 1 février 2008

Une semaine du petit elfe Ferme-l'Oeil


Du temps où les elfes vivaient en harmonie avec les humains...

Dans le monde entier, il n’est personne qui sache autant d’histoires que Ole Ferme-l’œil. Lui, il sait raconter… Vers le soir, quand les enfants sont assis sagement à table ou sur leur petit tabouret, Ole Ferme-l’œil arrive, il monte sans bruit l’escalier – il marche sur ses bas – il ouvre doucement la porte et pfutt ! il jette du lait doux dans les yeux des enfants, un peu seulement, mais assez cependant pour qu’ils ne puissent plus tenir les yeux ouverts ni par conséquent le voir ; il se glisse juste derrière eux et leur souffle dans la nuque, alors leur tête devient lourde, lourde – mais ça ne fait aucun mal, car Ole Ferme-l’œil ne veut que du bien aux enfants – il veut seulement qu’ils se tiennent tranquilles, et ils le sont surtout quand on les a mis au lit.

Quand les enfants dorment, Ole Ferme-l’œil s’assied sur leur lit. Il est bien habillé, son habit est de soie, mais il est impossible d’en dire la couleur, il semble vert, rouge ou bleu selon qu’il se tourne, il tient un parapluie sous chaque bras, l’un décoré d’images et celui-là il l’ouvre au-dessus des enfants sages qui rêvent alors toute la nuit des histoires ravissantes, et sur l’autre parapluie il n’y a rien. Il l’ouvre au-dessus des enfants méchants, alors ils dorment si lourdement que le matin en s’éveillant ils n’ont rien rêvé du tout.

Et maintenant nous allons vous dire comment Ole Ferme-l’œil, durant toute une semaine, vint tous les soirs chez un petit garçon qui s’appelait Hjalmar. Cela fait en tout sept histoires puisqu’il y a sept jours dans la semaine.

Lundi

– Écoute un peu, dit Ole Ferme-l’œil le soir lorsqu’il eut mis Hjalmar au lit, maintenant je vais décorer ta chambre. Et voilà que toutes les fleurs en pots devinrent de grands arbres étendant leurs branches jusqu’au plafond et le long des murs, de sorte que la pièce avait l’air d’une jolie tonnelle. Toutes les branches étaient couvertes de fleurs chacune plus belle qu’une rose embaumant délicieusement, et s’il vous prenait envie de la manger, elle était plus sucrée que de la confiture. Les fruits brillaient comme de l’or et il y avait aussi des petits pains mollets, bourrés de raisins, c’était merveilleux. Mais tout à coup, des gémissements lamentables se firent entendre dans le tiroir de la table où Hjalmar rangeait ses livres de classe.

– Qu’est-ce que c’est ? dit Ole.

Il alla vers la table, ouvrit le tiroir. C’était l’ardoise qui se trouvait mal parce qu’un chiffre faux s’était introduit dans le calcul, le crayon d’ardoise sautait et s’agitait au bout de sa ficelle comme s’il était un petit chien, il aurait voulu corriger le calcul mais il n’y arrivait pas. Et puis il y avait le cahier d’écriture de Hjalmar, il se lamentait en dedans que ça faisait mal de l’entendre ! Sur chaque page il y avait des lettres majuscules modèles, chacune avec une petite lettre à côté d’elle formant une rangée modèle du haut en bas, et à côté de celles-là, il y en avait qui croyaient être semblables aux modèles, c’étaient celles que Hjalmar avait écrites, celles-là allaient tout de travers comme si elles avaient trébuché sur l e trait de crayon où elles auraient dû se poser.

– Regardez ! Voilà comment il faut vous tenir, disait le modèle, comme ça, à côté de moi, d’un seul trait.

– Oh ! nous voudrions bien, disaient les lettres de Hjalmar, mais nous n’y arrivons pas, nous sommes très malades.

– Alors, il faut vous purger, disait Ole Ferme-l’œil.

– Oh ! non, non, criaient-elles. Et les voilà debout toutes droites que c’en était un plaisir de les voir.

– Mais maintenant nous n’allons pas raconter d’histoire, dit Ole Ferme-l’œil. Il faut que je leur fasse faire l’exercice !

Un deux, un deux ! il fit faire l’exercice aux lettres. Elles se tenaient aussi droites, étaient aussi bien constituées que n’importe quel modèle, mais une fois Ole Ferme-l’œil parti, quand Hjalmar alla les voir, elles étaient aussi lamentables qu’auparavant.

Mardi

Aussitôt que Hjalmar fut au lit, Ole Ferme-l’œil toucha de sa petite seringue magique tous les meubles de la chambre, aussitôt ils se mirent tous à bavarder, mais ils ne parlaient que d’eux-mêmes, sauf le crachoir qui restait muet mais s’irritait de les voir si vaniteux, ne s’occupant que d’eux mêmes, ne pensant qu’à eux-mêmes et n’ayant pas la plus petite pensée pour lui qui, modestement, restait dans son coin et tolérait qu’on lui crache dessus.

Au-dessus de la commode était suspendue une grande peinture dans un cadre doré, on y voyait un paysage avec de grands vieux arbres, des fleurs dans l’herbe, une pièce d’eau et une rivière qui coulait derrière le bois, passait devant de nombreux châteaux et se jetait au loin dans la mer libre.

Ole Ferme-l’œil toucha le tableau de sa seringue, alors les oiseaux peints commencèrent à chanter, les branches des arbres ondulèrent et les nuages coururent dans le ciel, on pouvait voir leur ombre se déplacer sur le paysage.

Ole Ferme-l’œil souleva Hjalmar jusqu’au cadre et le petit garçon posa ses jambes dans la peinture et le voilà debout dans l’herbe haute, le soleil brillait sur lui à travers la ramure. Il courut jusqu’à l’eau, s’assit dans la barque peinte en rouge et blanc, les voiles brillaient comme de l’argent et six cygnes portant chacun un collier d’or autour du cou et une étoile bleue étincelante sur la tête, tiraient le bateau au long de la verte forêt où les arbres parlaient de brigands et de sorcières et les fleurs de ravissants petits elfes et de ce que les papillons leur avaient raconté.

De beaux poissons aux écailles d’or et d’argent nageaient derrière la barque, de temps en temps ils faisaient un saut et l’eau clapotait, les oiseaux rouges et blancs, grands et petits, volaient derrière en deux longues rangées, les moustiques dansaient, les hannetons bourdonnaient, ils voulaient tous accompagner Hjalmar et ils avaient tous une histoire à raconter.

Ah ! ce fut une belle promenade en bateau ! Par moments, les bois étaient épais et sombres, puis ils devenaient des jardins ensoleillés et fleuris, avec de grands châteaux de cristal et de marbre. Sur les balcons se tenaient des princesses qui étaient toutes des petites filles connues de Hjalmar avec lesquelles il avait déjà joué. Elles étendaient la main et tendaient chacune le petit cochon de sucre le plus exquis qu’aucun confiseur n’eût jamais vendu. Hjalmar au passage saisissait par un bout le petit cochon, la petite fille tenait ferme de l’autre, en sorte que chacun en avait un morceau, elle le plus petit, Hjalmar de beaucoup le plus gros.

Devant chaque château de petits princes montaient la garde, ils portaient armes avec des sabres d’or et faisaient pleuvoir des raisins secs et des soldats de plomb. C’étaient de véritables princes ! Hjalmar naviguait tantôt à travers des forêts, tantôt à travers d’immenses salles ou à travers une ville. Il lui arriva même de traverser la ville où habitait sa bonne d’enfant, celle qui le portait dans ses bras quand il était tout petit et qui l’aimait tant. Elle lui fit des signes et lui sourit et chanta cet air charmant qu’elle avait, elle-même, composé pour lui :

Je pense à toi à toute heure
Mon cher petit Hjalmar chéri.
C’est moi qui baisais ta petite bouche
Et aussi ton front, tes joues vermeilles.

Je t’ai entendu dire tes premiers mots
Et puis il a fallu te quitter.
Que Notre-Seigneur te bénisse ici-bas
Mon bel ange descendu des cieux.

Tous les oiseaux chantaient avec elle, les fleurs dansaient sur leur tige et les vieux arbres dodelinaient de la tête comme si Ole Ferme-l’œil eût aussi, pour eux, raconté cette histoire.

Mercredi

Oh ! comme la pluie tombait au-dehors. Hjalmar l’entendait même dans son sommeil et quand Ole Ferme-l’œil entrouvrit une fenêtre, il vit que l’eau montait jusqu’au ras du chambranle. Un vrai lac. Mais un magnifique navire mouillait devant la maison.

– Viens-tu avec nous, petit Hjalmar ? dit Ole Ferme-l’œil. Tu pourras voyager cette nuit dans les pays étrangers et être de retour demain matin.

Et voilà Hjalmar, dans son costume du dimanche, debout sur le magnifique navire. Le temps devint aussitôt radieux. Ils naviguèrent de par les rues, croisèrent devant l’église et bientôt ils furent en pleine mer. On alla si loin qu’on ne voyait plus aucune terre, mais seulement une troupe de cigognes qui venaient aussi du Danemark et allaient vers les pays chauds. Elles se suivaient l’une derrière l’autre et avaient déjà volé si longtemps, si longtemps ! L’une d’elles était très fatiguée, ses ailes ne pouvaient plus la porter, elle était la dernière de la file. Bientôt elle fut loin derrière les autres, elle volait de plus en plus bas, donna encore quelques faibles coups d’ailes, mais en vain, elle toucha de ses pieds le cordage du bateau, glissa le long de la voile et poum ! la voilà sur le pont. L e mousse la prit et l’enferma dans le poulailler avec les poules, les canards et les dindons ; la pauvre cigogne était toute confuse de cette compagnie.

– En voilà un drôle d’oiseau, dirent les poules.

– Nous sommes bien tous d’accord, elle est stupide.

– Bien sûr, elle est stupide, gloussa le dindon. Alors la cigogne se tut et rêva de son Afrique.

– Comme vous avez là de jolies longues jambes maigres, dit la dinde. Combien en vaut l’une ?

– Coin, coin, coin, ricanaient les canards. Mais la cigogne fit celle qui n’a rien entendu.

– Vous pourriez bien rire avec nous, dit le dindon, car c’était très spirituel ou bien peut-être n’était-ce pas d’un goût assez relevé pour vous, si haut perchée ! Glouglou, madame n’aime pas la plaisanterie. Alors, soyons spirituels entre nous.

Et les poules de glousser et les canards de cancaner. Coin ! Coin ! Coin ! C’était extraordinaire comme ils se trouvaient drôles. Mais Hjalmar alla droit au poulailler, ouvrit la porte, appela la cigogne qui sautilla sur le pont jusqu’à lui ; elle s’était reposée et saluait Hjalmar comme pour le remercier, puis elle étendit ses ailes et s’envola vers les pays chauds tandis que les poules gloussaient, que les canards faisaient coin, coin, et que la tête du dindon devenait toute rouge.

– Demain on fera une soupe de vous tous, disait Hjalmar et il s’éveilla, couché dans son petit lit.

C’était un voyage extraordinaire qu’Ole Ferme-l’œil lui avait fait faire …

Jeudi

– Attends ! dit Ole Ferme-l’œil, n’aie pas peur, tu vas voir une petite souris.

Et il tendit vers lui sa main où était assise la jolie petite bête. Elle est venue t’inviter au mariage de deux petites souris qui vont entrer en ménage cette nuit. Elles habitent sous le garde-manger de ta mère, il paraît que c’est un appartement incomparable.

– Mais comment pourrai-je passer dans le petit trou de souris du parquet ? demanda Hjalmar.

– Laisse-moi faire ! dit Ole Ferme-l’œil, je vais te rendre tout petit. De sa seringue magique il toucha Hjalmar qui aussitôt devint de plus en plus petit jusqu’à n’être pas plus grand qu’un doigt.

– Maintenant tu peux emprunter ses vêtements au soldat de plomb, je crois qu’ils t’iront bien.

– Allons-y, fit Hjalmar. Et en un instant le voilà habillé comme le plus mignon petit soldat de plomb.

– Voulez-vous avoir la bonté de vous asseoir dans le dé à coudre de votre mère, dit la souris, j’aurai l’honneur de vous tirer.

– Mon Dieu, mademoiselle, allez-vous prendre cette peine ? dit Hjalmar. Et les voilà partis au mariage de souris. D’abord, ils passèrent sous le parquet dans un long couloir, juste assez haut pour que l’attelage du dé à coudre pût y passer.

– Est-ce que ça ne sent pas bon ici ? dit la souris, tout le couloir a été enduit de couenne, on ne peut pas faire mieux.

Puis ils arrivèrent dans la salle du mariage. À droite se tenaient toutes les souris femelles ; elles susurraient et chuchotaient comme si elles se moquaient les unes des autres, à gauche se tenaient les mâles, ils se lissaient la moustache avec leur patte. Au milieu de la salle se tenaient les mariés, debout dans une croûte de fromage évidée, et ils s’embrassaient à bouche que veux-tu, devant tout le monde, puisqu’ils étaient fiancés et allaient se marier dans un instant.

Il arrivait de plus en plus d’invités et les souris étaient serrées à s’écraser, les mariés étaient placés au beau milieu de la porte, de sorte qu’on ne pouvait ni entrer ni sortir. La salle étant frottée à la couenne, on n’offrait rien d’autre à manger, mais comme dessert on apporta un pois dans lequel une souris de la famille avait, de ses petites dents, gravé le nom des mariés ou du moins leurs initiales. C’était tout à fait splendide. Toutes les souris furent d’accord pour dire que c’était un beau mariage.

Vendredi

– C’est inouï combien de gens d’un certain âge voudraient m’avoir auprès d’eux, dit Ole Ferme-l’œil, surtout ceux qui ont quelque chose à se reprocher. » Mon bon petit Ole, me disent-ils, nous ne pouvons nous endormir et toute la nuit nous sommes là à voir défiler nos mauvaises actions qui comme d’affreux petits démons s’asseyent sur notre lit et nous aspergent d’eau bouillante. Ne voudrais-tu pas venir les chasser que nous puissions dormir d’un bon somme ? » Ils soupirent et ajoutent tout bas : « Nous te paierons bien. Bonsoir Ole, l’argent est sur le bord de la fenêtre ». Mais je ne fais pas ça pour de l’argent, terminait Ole Ferme-l’œil.

– Qu’est-ce qui va arriver cette nuit ? demanda Hjalmar.

– Eh bien ! je ne sais pas si tu as envie de venir encore ce soir à un mariage d’un tout autre genre que celui d’hier. La grande poupée de ta sœur, celle qui a l’air d’un homme et qu’on appelle Hermann va épouser la poupée Bertha, c’est d’ailleurs l’anniversaire de la poupée, il y aura donc beaucoup de cadeaux.

– Oui, je connais ça ! dit Hjalmar, quand les poupées ont besoin de robes neuves, ma sœur décide que c’est leur anniversaire ou qu’elles se marient. C’est arrivé plus de cent fois.

– Oui, mais cette nuit, c’est le cent unième mariage et quand le cent unième est terminé, tout est fini. C’est pourquoi celui-ci sera splendide. Regarde un peu !

Hjalmar regarda vers la table, la petite maison de carton était là avec ses fenêtres éclairées et tous les soldats de plomb présentaient armes. Les couples de fiancés étaient assis par terre, le dos appuyé au pied de la table, très songeurs, et ils avaient sans doute pour cela de bonnes raisons. Ole Ferme-l’œil, vêtu de la jupe noire de grand-mère, les bénit. Après la bénédiction tous les meubles de la chambre entonnèrent la jolie chanson que voici, écrite par le crayon sur l’air de la retraite :

Notre chanson arrive comme le vent
Sur le couple nuptial dans la chambre
Tous deux raides comme des baguettes
Ils sont faits de peau de gants
Bravo, bravo pour la peau et les baguettes
Nous le chantons à tous les vents.

Puis on leur offrit tous les cadeaux, ils avaient demandé qu’il n’y eût rien de comestible car leur amour leur suffisait.

– Allons-nous rester dans le pays ou voyager à l’étranger ? demanda le marié. Ils prirent conseil de l’hirondelle qui avait beaucoup voyagé et de la vieille poule de la basse-cour qui avait couvé cinq fois des poussins. L’hirondelle parla des pays chauds où le raisin pend en grandes et lourdes grappes, où l’air est doux et où les montagnes ont des couleurs qu’on ne connaît pas du tout ici.

– Mais ils n’ont pas nos choux verts, dit la poule. J’ai passé un été à la campagne avec mes poussins, il y avait un coin de gravier où nous pouvions gratter, et puis il y avait une sortie vers un potager plein de choux verts. Oh ! qu’ils étaient verts. Je ne peux rien m’imaginer de plus beau.

– Mais un chou est pareil à un autre, dit l’hirondelle, et puis il fait souvent si mauvais temps ici.

– Oui mais on y est bien habitué.

– Et puis il fait froid, on gèle ici.

– Cela fait beaucoup de bien au chou. D’ailleurs, il arrive que nous ayons chaud. Il y a quatre ans, nous avons eu un été qui a duré cinq semaines où il faisait si chaud qu’on suffoquait. Et puis, nous n’avons pas de ces bêtes venimeuses qu’ils ont là-bas et nous n’avons pas de brigands. C’est une honte de ne pas trouver notre pays le plus beau du monde. Vous ne mériteriez pas d’y vivre.

– Moi aussi, j’ai voyagé. J’ai fait plus de douze lieues en voiture, dans un panier, et je vous assure qu’un voyage n’a rien d’agréable.

– La poule est une femme raisonnable, dit la poupée Bertha. Moi non plus je n’aime pas voyager dans les montagnes pour monter et descendre tout le temps ! Nous allons tout simplement nous installer là-bas sur le gravier et nous nous promènerons dans le jardin aux choux.
Et on en resta là.

Samedi

– Vas-tu me raconter des histoires maintenant ? dit le petit Hjalmar.

– Nous n’avons pas le temps ce soir, dit Ole en ouvrant au-dessus du petit son plus beau parapluie. Regarde ces Chinois ! Et tout le parapluie ressemblait à une grande coupe chinoise ornée d’arbres bleus et de ponts arqués sur lesquels des petits Chinois hochaient la tête.

– Il faut que le monde entier soit astiqué pour demain, dit encore Ole, car c’est dimanche. Mon plus grand travail sera de descendre toutes les étoiles pour les astiquer aussi. Je les prends toutes dans mon tablier mais il faut d’abord les numéroter et mettre le même chiffre dans les trous où elles sont fixées là-haut afin de les remettre à leur bonne place.

– Non, écoutez Monsieur Ferme-l’œil, vous exagérez, s’écria un portrait accroché sur le mur contre lequel dormait le petit garçon. Je suis l’arrière grand-père de Hjalmar. Merci de lui raconter des histoires, mais vous ne devriez pas lui fausser ses notions. On ne peut pas décrocher les étoiles et les polir.

– Merci à toi, vieil arrière-grand-père, mais moi je suis encore plus ancien que toi, je suis un vieux païen, les Romains et les Grecs m’appelaient le dieu des Rêves. J’ai toujours fréquenté les plus nobles maisons et j’y vais encore ; je sais parler aux petits et aux grands ! Tu n’as qu’à raconter à ton idée maintenant. Ole Ferme-l’œil partit là-dessus en emportant son parapluie.

Dimanche

– Bonsoir, dit Ole Ferme-l’œil, et Hjalmar le salua, puis il se leva et retourna contre le mur le portrait de l’arrière-grand-père afin qu’il ne prît pas part à la conversation comme la veille.

– Voilà ! tu vas me raconter des histoires, celle des « Cinq pois verts qui habitaient la même cosse », celle de « l’Os de coq qui faisait la cour à l’os de poule », celle de « l’Aiguille à repriser si fière d’elle-même qu’elle se figurait être une aiguille à coudre ».

– Il ne faut pas abuser des meilleures choses ! dit Ole Ferme-l’œil, je vais plutôt te montrer quelqu’un ; je vais te montrer mon frère, il s’appelle aussi Ole Ferme-l’œil mais ne vient jamais plus d’une fois chez quelqu’un et quand il vient, il le prend avec lui sur son cheval et il raconte : oh ! quelles histoires ! Il n’en sait que deux : une si merveilleusement belle que personne au monde ne pourrait l’imaginer, une si affreuse et si cruelle – impossible de la décrire.

Et puis il éleva dans ses bras le petit Hjalmar jusqu’à la fenêtre et lui dit :

– Regarde ! voilà mon frère, l’autre Ole Ferme-l’œil qu’on appelle aussi la Mort. Tu vois, il n’a pas du tout l’air méchant comme dans les livres d’images où il n’est qu’un squelette, non, son costume est brodé d’argent et c’est un bel uniforme de hussard, une cape de velours noir flotte derrière lui sur le cheval et il va au galop !

Hjalmar vit comment Ole Ferme-l’œil galopait en entraînant des jeunes et des vieux sur son cheval, il en plaçait certains devant lui et d’autres derrière, mais toujours d’abord il demandait :

– Et comment est ton carnet de notes ? Tous répondaient : « Excellent. »

– Faites-moi voir ça ! disait-il et il fallait lui montrer le carnet.

Ceux qui avaient « Très bien » ou « Excellent » venaient devant et ils entendaient une merveilleuse histoire, ceux qui n’avaient que « Passable » ou « Médiocre », allaient derrière et entendaient l’histoire horrible. Ils tremblaient et pleuraient, ils voulaient sauter à bas du cheval mais ils ne le pouvaient plus, ils étaient enchaînés à l’animal.

– Mais la Mort est un très gentil Ole Ferme-l’œil numéro deux, dit Hjalmar, je n’en ai pas peur du tout.

– Il ne faut pas en avoir peur, dit Ole, il faut seulement veiller à avoir un bon carnet de notes. – Ça, c’est un bon enseignement ! murmura le portrait de l’arrière-grand-père, il est toujours utile de donner son avis !

Et il était fort satisfait.

Et ceci est l’histoire d’Ole Ferme-l’œil, il viendra sûrement ce soir vous en raconter lui-même bien davantage.